L'Histoire de l'Eglise Orthodoxe

Il y a vingt siècles, Dieu est venu parmi nous : il est devenu homme, en la personne de Jésus-Christ. Il s'est transfiguré devant nous, et nous a révélé ce qu'est véritablement notre nature humaine. Il nous a montré la source de toute vie divine, qui est le Père, et Il nous a emplis du Saint-Esprit. Enfin, Il est ressuscité des morts, et nous a appris par là que la mort n'est pas la limite absurde de notre vie terrestre, mais le passage vers une nouvelle dimension tout illuminée par la Divinité : le Royaume.
Les disciples du Christ ont communiqué la radieuse nouvelle de la Résurrection du Christ jusqu'aux confins du monde de leur époque, au prix de leur vie. Allant de ville en ville, ils ont mis à la tête des communautés naissantes des Anciens, que nous désignons aujourd'hui sous le nom d'"évêques". Ceux-ci président la célébration de l'Eucharistie, entourés des prêtres et des diacres.
Les communautés se développèrent rapidement. Les sièges les plus importants devinrent les Patriarcats, qui étendirent leur autorité sur les diocèses voisins. Ces Patriarcats étaient au nombre de cinq. L'un d'entre eux, celui de Rome, se sépara des quatre autres lors du Grand Schisme de 1054. Lorsqu'il y a cinq convives à table, et que l'un de ceux-ci quitte le repas, on ne peut pas affirmer que ce sont les quatre autres qui se séparent ! L'Eglise de Rome s'est donc séparée du corps des Eglises fondées par les Apôtres.
Les autres Patriarcats existent toujours aujourd'hui :
1)     Le Patriarcat de Constantinople étend son autorité sur la Turquie, la Crète, les îles du Docécanèse, les monastères de l'Athos et de Patmos, les communautés grecques d'Amérique du Nord et d'Amérique latine, d'Europe occidentale et centrale, les pays nordiques, l'Inde et l'Extrême-Orient, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Le Patriarche de Constantinople, Bartholomée, détient une primauté d'honneur sur tous les autres évêques orthodoxes : il est le " premier parmi ses pairs ". L'idée d'une infaillibilité personnelle d'un chef de l'Eglise est entièrement étrangère à la Tradition apostolique.
2)     Le Patriarcat d'Antioche et de tout l'"Orient", fondé par les Apôtres Sts. Pierre et Paul, comprend la Syrie et le Liban, ainsi que la Diaspora antiochienne des deux Amériques, surtout aux Etats-Unis, en Argentine et au Brésil. Son siège se trouve à Damas. Le Patriarche actuel, Ignace IV, peut légitimement affirmer qu'il est le successeur historique des Apôtres Pierre et Paul.
3)     Le Patriarcat d'Alexandrie, fondé par le saint Evangéliste Marc, rayonne, depuis l'Egypte, sur toute l'Afrique : le Soudan, la Lybie, l'Afrique du Sud, le Zimbabwe, le Congo, le Cameroun, l'Ethiopie, le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie.
4)     Le Patriarcat de Jérusalem, fondé par Saint Jacques et Mère des Eglises, est le gardien des Lieux Saints. Son autorité s'étend sur la Ville sainte, la Palestine, Jordanie et Israël.

Au neuvième siècle débuta la mission des saints Cyrille et Méthode auprès des peuples slaves. Avec la conversion du Prince de Kiev Vladimir, en 988, l'Orthodoxie prend racine en Russie. Vers l'an 900, naît un Patriarcat bulgare autonome. Au 14ème siècle, le Patriarcat serbe est fondé à Petch. Au 15ème siècle, l'Eglise russe devient autocéphale, et le Patriarcat de Moscou est instauré en 1589. Supprimé par le Tzar Pierre le Grand, il fut restauré en 1918. En 1794, des moines, venus du monastère de Valaam en Finlande russe, vinrent à Kodiak, en Alaska. Parmi ces premiers missionnaires qui atteignirent les rives de l'Amérique du Nord, se trouvait Saint Germain d'Alaska, le premier saint canonisé par l'Eglise orthodoxe d'Amérique.
Le dix-neuvième et le vingtième siècle virent le développement de nombreuses Eglises locales, qui acquirent leur autonomie, et vinrent s'ajouter à l'ensemble des Eglises orthodoxes existantes. En 1833, l'Eglise de Grèce devient autocéphale, avec un archevêque à sa tête. Les Eglises autocéphales de Grèce et de Chypre comptent environ 12 millions de baptisés. En 1918, l'Eglise de Géorgie devient autocéphale, celle de Pologne en 1924 (500.000 baptisés) et celle d'Albanie en 1937. Le Patriarcat de Serbie fut rétabli en 1920 (10 millions de baptisés), celui de Roumanie institué en 1925 (20 millions de baptisés), et celui de Bulgarie en 1953 (9 millions de baptisés). L'Eglise de Finlande devint autonome en 1925 (60.000 fidèles). La Russie, la Biélorussie, l'Ukraine, la Roumanie et le monde grec comptent la grande majorité des Orthodoxes existant dans le monde. Au XIXème siècle, la Russie fit un grand effort missionnaire. L'évêque de Tokyo Nicolas Kassatkine (+1912) convertit des milliers de japonais à la Foi orthodoxe. Il fut canonisé en 1970. Le Père Jean Veniaminov fut sacré évêque du Kamchatka et des îles aléoutiennes sous le nom d'Innocent et, en 1868, fut élu Métropolite de Moscou. Il a été canonisé en 1978 comme " illuminateur des Aléoutes et apôtre de l'Amérique ". En 1898, Tykhon devint Archevêque de San Francisco ; il devint ensuite le premier Patriarche de l'Eglise russe depuis Pierre le Grand.
Suite aux différents phénomènes de migration qui marquèrent le vingtième siècle, l'Orthodoxie s'implanta partout dans le monde, en-dehors des territoires où elle existait traditionnellement. Au début, les Orthodoxes gardaient des liens très forts avec leur Eglise nationale d'origine. Ensuite, avec le passage des générations, les émigrations s'intègrent lentement dans leur pays d'accueil et finiront, à terme, par former une Eglise locale. Les épreuves qui affligèrent l'Orthodoxie au cours de ce siècle lui donnèrent la possibilité de se mondialiser. De plus, l'émigration russe en Europe occidentale et en Amérique du Nord eut une influence déterminante pour faire connaître la Tradition orthodoxe à l'Occident. C'est ainsi que les icônes et bien des éléments de la Tradition orthodoxe devinrent familières aux Chrétiens occidentaux. L'ancienne Métropole russe en Amérique du Nord est devenue autocéphale en 1970 ; l'Eglise orthodoxe en Amérique est dirigée par le Métropolite Théodose. L'évêque du diocèse du Canada est Mgr. Séraphim, sous l'autorité duquel se trouve la chapelle sainte Marie-Madeleine. La chute des régimes athées et totalitaires, inspirés par l'idéologie communiste, permet à l'heure actuelle une renaissance remarquable de l'Orthodoxie en Russie et dans les pays de l'Est.
Nous assistons à la plus grande renaissance religieuse du siècle, avec la restauration de milliers de paroisses en Russie, la réouverture de centaines de monastères et de nombreux instituts de théologie et séminaires. L'Orthodoxie russe est appelée à reprendre un rôle prépondérant parmi l'ensemble des Eglises orthodoxes. En Grèce, le Mont Athos connaît une renaissance du monachisme ; de nombreux monastères sont restaurés et connaissent une vie nouvelle.
L'évolution de l'Orthodoxie se fait dans le sens de la redécouverte de sa propre tradition. Au XVIIIème et XIXème siècles, la pensée orthodoxe avait été influencée par la scholastique occidentale. Tout un cheminement a permis de redécouvrir la plénitude de la pensée patristique, et notamment de remettre au jour la théologie des Energies de saint Grégoire Palamas. L'iconographie orthodoxe s'était laissé contaminer par un art réaliste et mièvre. Maintenant, suivant l'exemple de grandes figures comme André Roublev, les icônes reflètent à nouveau la réalité transfigurée du Royaume telle que les saints l'ont contemplée.
L'Eglise orthodoxe a subi de plein fouet les persécutions et les destructions que lui infligèrent les régimes politiques. Au XIIIème siècle, la Russie fut submergée par l'invasion mongole, qui soumit tout le pays au joug tatare et commit d'immenses destructions. La Grèce et les Balkans subirent quatre siècles de domination musulmane, qui s'opposa au rayonnement de l'Orthodoxie. Le vingtième siècle fit subir de très graves persécutions à l'Eglise orthodoxe, car les idéologies athées ne toléraient pas que rayonne sur l'humanité la Lumière divine. Aujourd'hui, une nouvelle liberté permet à l'Eglise orthodoxe d'annoncer partout dans le monde le message du Christ. En Amérique du Nord, tous les évêques des différentes juridictions orthodoxes sont membres de la SCOBA (Standing Conference of Orthodox Bishops of America) qui jette les bases d'une future Eglise locale. Ainsi se construit l'avenir de l'Eglise orthodoxe sur ce continent.

La spiritualité de l'Eglise orthodoxe.
Pour les orthodoxes, le but de la vie chrétienne, c'est l'acquisition du Saint Esprit. La spiritualité sera donc animée du souffle de l'Esprit, et par le fait même, ecclésiale puisque l'Église, c'est l'Esprit rendu visible par la communauté de ceux qui ont été incorporés au Christ par le baptême et la chrismation.
L'orthodoxie, avant d'être une doctrine, est une mystique, une manière de vivre le christianisme, une Tradition transmise depuis l'Église primitive jusqu'à nos jours. Le centre de cette spiritualité est l'union de l'humanité et de la divinité. La vocation de l'être humain est d'être habité par l'Esprit divin, à cause de la mission accomplie par le Fils de l'Homme : Jésus le Christ. Cette spiritualité est aussi celle de la responsabilité morale de la transformation du monde en assumant notre propre salut. Et le salut, c'est la promesse d'être conduit au Père dans la vie éternelle à cause de notre incorporation au Christ par l'Esprit. La vie spirituelle est donc une expérience intérieure de la connaissance de Dieu et d'union à Lui à travers le signe du Corps du Christ (l'Eglise), expérience qui conditionne notre manière d'être au monde en tant qu'humain.

Cette spiritualité est alimentée par quatre sources :
1)     La Parole de Dieu, que nous rapporte l'Ecriture, est le fondement même de toute la spiritualité. "Sanctifie-les dans la vérité: Ta parole est vérité" (Jn 17,17). Dans les églises orthodoxes le Livre des Evangiles a sa place, en tout temps, au milieu de l'autel, il n'est proclamé que par l'évêque ou le prêtre et la décoration de sa reliure souligne son importance centrale.
2)     Les définitions des Conciles oecuméniques (les sept premiers de l'histoire de l'Eglise, avant la rupture de Rome), qui en raison de leur importance dogmatique, sont les balises des chemins de la vie spirituelle. Plusieurs de ces définitions sont lues dans l'Office divin, à chaque jour selon la fête ou le temps liturgique, pour les mettre en mémoire et imprégner la prière. L'orthodoxe prie sa foi.
3)     Les fêtes liturgiques qui gravitent autour des grands moments de la vie terrestre du Sauveur mais surtout de sa résurrection (célébrée chaque dimanche). La spiritualité orthodoxe est liturgique parce qu'elle est d'abord ecclésiale. Le rituel, très élaboré, vise à remplir le coeur et les yeux de cette beauté qui entraîne vers la contemplation des choses d'en haut. La construction des églises byzantines, la symbolique du rite sont déjà une icône de la réalité invisible et mystique de l'Église.
4)     Les écrits des Pères de l'Église, en particulier ceux de l'Eglise d'Orient que nous appelons "les saints pontifes et docteurs oecuméniques": Jean Chrysostome, Basile le Grand, Grégoire de Nazianze, Jean Climaque .... C'est en s'appuyant sur ces Maîtres et Pères dans le Christ que nous élaborons la voie orthodoxe vers la sainteté. La voie est tracée mais le cheminement est individuel et unique. Nous avons des prédécesseurs mais le Christ seul est Modèle et la Mère de Dieu seule est Signe. En restant fidèle à ces sources, l'Eglise enseigne que le but de la vie sur terre est l'union avec Dieu et la "déification," ou partage de la vie divine à travers la grâce. "les plus grandes promesses nous ont été données, afin que vous deveniez ainsi participants de la nature divine." (2 Pi 1,4). Un chrétien vit des énergies même du mystère trinitaire. Cette union avec Dieu, Père, Fils et Esprit est l'accomplissement parfait du Royaume annoncé par l'Évangile, l'accomplissement parfait de la charité.

Plusieurs moyens sont mis à notre disposition pour soutenir et développer cette vie spirituelle :
1)     Le premier et le plus important est la Divine Liturgie (Eucharistie) et les autres mystères (appelés, pour certains d'entre eux, " sacrements "). L'Eglise a conservé le sens de "secret" au mot mystère. Elle déteste la familiarité, elle évite de donner officiellement des définitions trop précises, elle veut qu'un mystère reste un mystère. Parmi les mystères, l'un des plus grands est celui de l'union du Dieu Trinité avec l'humanité, à travers l'Eglise par le moyen des "sacrements" et l'action du Saint Esprit. La confession régulière de ses fautes et les rencontres fréquentes avec son "père spirituel" demeurent des moyens privilégiés de croissance intérieure.
2)     "La prière et la contemplation sont nécessaires au salut" (Cassien). Pour les orthodoxes, le Nom de Jésus non seulement le point de départ mais le support et la fin des états mystiques. En se servant du chapelet de laine aux cent grains, ils récitent incessamment la "prière de Jésus": "Jésus Christ, Fils de Dieu, Sauveur, prends pitié de moi, pécheur." Cette prière conduit le croyant vers la contemplation ou prière du simple regard. Cette forme de prière n'est pas réservée aux moines. Elle est proposée à tous.
3)     L'ascèse, ou action de la volonté sur elle-même, consiste d'abord dans la pratique de l'humilité et de l'obéissance. Elle est aussi la fidélité aux jeûnes nombreux proposés par l'Église. Les jeûnes et la prière préparent chaque grande fête: le grand Carême de neuf semaines prépare à la Fête des fêtes, Pâques. Un carême prépare la fête de la Nativité du Christ : Noël. Bien sûr, chaque semaine, les jeûnes du mercredi et du vendredi nous rappellent les souffrances du Christ et nous préparent à la liturgie du dimanche.
4)     Les icônes, qui identifient l'orthodoxie depuis le neuvième siècle (crise iconoclaste), introduisent les fidèles aux mystères et les mettent en relation constante avec les saints. Les icônes sont une fenêtre sur l'invisible, une "théologie de la présence." La psychologie religieuse range l'icône parmi les besoins essentiels des orthodoxes. Elles sont un support à la foi et à l'expérience de communion avec toute l'Église (communion des saints). Dans toutes les maisons l'icône est installée à la place d'honneur et une lampe, suspendue devant, brûle en permanence en signe de la présence de l'Esprit. Au baptême, nous recevons l'icône de notre saint patron, au mariage, les pères bénissent les jeunes époux avec les icônes et c'est encore l'icône reçue au baptême et celle de la Mère de Dieu qui accompagnent le défunt à son enterrement. Ainsi, le croyant a conscience de participer à la grande famille des saints avec lesquels il est en communion dans la prière. Vous comprenez maintenant pourquoi nous vénérons les icônes avec autant de ferveur et quand on les baise, c'est au même titre qu'on embrasse les membres de la famille. Si les icônes ont leur place dans la vie chrétienne elles en ont une aussi dans la liturgie. Elles sont fréquemment encensées et même portées en procession les jours de fête. Tout ce qui est enseigné par la divine liturgie, les hymnes de l'Eglise, la prédication du prêtre sur l'Evangile et les paroles du lecteur trouvent un brillant commentaire dans le silence des icônes.
5)     Comme les premiers chrétiens, les fidèles orthodoxes vivent dans l'espoir eschatologique et l'attente fervente du retour de l'Agneau. La certitude de la victoire finale du Christ est due à la foi dans l'action de l'Esprit dans l'Eglise et dans l'action de l'Eglise dans le monde. Pour le croyant, l'Eglise est "épiclèse" sur le monde pour que la création entière soit sauvée.
6)     Alors tout mouvement cesse, la prière elle-même change de nature. L'Esprit prie en dehors de la prière. C'est "l'hésychasme," le silence intérieur, le repos qui est au-dessus de toute oraison, la paix qui dépasse toute paix, c'est le face à face étendu à l'éternité, quand "Dieu vient dans l'âme et que l'âme émigre en Dieu" (Gégoire de Nysse).
7)     La solitude s'impose alors à plusieurs, puisque le mystère devient la seule réalité et que cette réalité illumine toute la personne. C'est pourquoi les fidèles soutiennent les ermites et les "fous en Christ" qui habitent près de leur village parce qu'ils portent leurs intentions, et ils sont une bénédiction à cause de leur proximité de Dieu. Ne parle-t-on pas de l'expérience mystique quand on dit dans le livre de Job: "Un jour viendra où dans ma propre chair, je verrai Dieu mon Sauveur" (Jb 19,26).

Nous pouvons conclure en affirmant que l'orthodoxie, c'est une manière d'être chrétien, celle qui consiste à vivre continuellement en présence de la beauté du spirituel pour la reproduire dans sa personne et dans sa vie. Et cette beauté du spirituel se manifeste au monde matériel par la Parole de Dieu, la divine Liturgie et les icônes. Quand la beauté atteint son accomplissement, les cinq sens sont touchés. Les yeux s'émerveillent à la vue des icônes, l'encens abondant suggère aux narines la bonne odeur du Royaume, le goût s'exerce à la saveur du pain et du vin à la communion ou avec l'antidoron (le pain bénit partagé à la fin de la Liturgie), le toucher intervient dans la vénération de la main du prêtre, des icônes, de l'évangéliaire et de la croix qu'on embrasse, et l'ouïe enfin par le chant ou même par le silence.

Nous terminerons en citant ce que les ambassadeurs du prince Vladimir de Russie ont rapporté à leur maître en revenant de Sainte-Sophie de Constantinople, où la beauté byzantine a sans doute atteint son sommet: "Nous ne savions pas si nous étions sur la terre ou au ciel, car assurément, il n'y a nulle part au monde un tel éclat et une telle beauté. Il nous est impossible de vous les décrire, mais nous sommes convaincus que Dieu demeure là parmi les hommes qui célèbrent sa gloire d'une manière qu'aucun autre culte au monde ne peut égaler. Car il n'est pas possible d'en oublier la splendeur." C'était un défi de parler de la spiritualité orthodoxe en si peu d'espace: il faudrait de très nombreux volumes pour parcourir la richesse de la tradition orthodoxe. Croyez-moi, approfondir la spiritualité orthodoxe, c'est non seulement vivre de la vie de Dieu, mais voir le ciel avant de terminer cette vie terrestre.

07/03/2008, 21h17