Saint Gregoire Nazianze

Saint Grégoire de Nazianze
(Né vers 330 en Cappadoce et mort vers 390), Père de l'Église et théologien de la Trinité qui lutta contre l'arianisme.
Avec saint Athanase, et saint Jean Chrysostome, il est l’un des trois docteurs orientaux de l'Église. (Les trois hiérarques eurent ceci en commun. Leur lutte contre l’Arianisme, qui les obligea à développer une théologie claire du Mystère de la Sainte Trinité. Ils appuyèrent de tout leurs poids de pasteurs une doctrine sociale en faveur des pauvres, donnant eux-mêmes l’exemple. Tout en critiquant sévèrement les excès des puissants, ils manifestèrent une grande tendresse à l’égard des petites gens du peuple.)
Appelé " Grégoire le Théologien " (en grec, Gregorios Theologos), il naquit vers 330 près de Nazianze en Cappadoce (Asie Mineure, la Turquie d'aujourd'hui) et fut éduqué à Alexandrie et à Athènes où il enseigna la rhétorique. Il fut ordonné prêtre malgré lui en 361 par son père, Grégoire l'Ancien, évêque de Nazianze. Décidé à poursuivre une vie contemplative, il se rendit dans les montagnes du Pont, où il rejoignit saint Basile qui rassemblait des amis pour fonder une communauté monastique.
Les deux hommes réunirent une anthologie des écrits du théologien chrétien Origène, appelés les Philokalia (philocalies " L'amour du beau " en grec). Basile devint ensuite évêque de Césarée et, en 371 ou 372, insista auprès de Grégoire pour qu'il accepte le siège épiscopal de Sasimes, un petit village de Cappadoce. Mais, effrayé par sa charge, Grégoire s'enfuit et vécut retiré jusqu'à la mort de son père en 374. Il lui succéda alors au siège épiscopal de Nazianze. En 378 ou 379, Grégoire fut nommé évêque de Constantinople, avec pour charge d'y rétablir la foi orthodoxe contre l'arianisme. Mais, devant l'hostilité des ariens et les intrigues causées contre lui, il abandonna sa charge pour se consacrer à la contemplation dans sa Cappadoce natale où il finit sa vie.
Son talent de rhétoricien et sa finesse apparaissent dans ses lettres, ses homélies et ses discours. C'est à Constantinople, entre 379 et 381, qu'il prononça des homélies sur la Trinité qui lui valurent son nom de Grégoire le Théologien. Il lutta contre les adeptes de l'arianisme, en développant dans ses discours théologiques la notion du Dieu un et trine que la raison doit accueillir dans la foi. Pour lui, le Fils est homme et Dieu. La doctrine du De Trinitate de saint Augustin est déjà en germe chez saint Grégoire. Ses œuvres qui ont survécu comprennent quarante-cinq sermons, deux cent quarante-trois lettres et quatre cent sept poèmes dogmatiques et moraux.
Sa fête est le 25 janvier dans l'Église orthodoxe.

14/07/2008, 10h11