L'orthodoxie (part 1)

L'Eglise orthodoxe est une des branches du christianisme. Elle est organisée en de nombreuses Eglises territoriales (et non nationales) qui forment ensemble l' "Eglise orthodoxe" ou "Communion orthodoxe".
Les Eglises orthodoxes sont nées (ou bien fondées) dans l'antique zone de culture grecque, c'est-à-dire dans la zone orientale du bassin de la Méditerranée. Ce groupe d'Églises partage une compréhension, un enseignement et des offices d'une grande similitude avec un fort sentiment de se considérer les unes les autres comme les parties d'une seule Eglise.
L'Eglise orthodoxe est une confrérie d'Eglises indépendantes. Chacune d'elles est autocéphale, c'est-à-dire dirigée par son propre évêque principal. Elles partagent toutes une foi commune, des principes communs de politique et d'organisation religieuses ainsi qu'une tradition liturgique commune. Outre les langues employées lors du culte, seules des traditions mineures diffèrent en fonction des pays.
Les évêques placés à la tête de ces Eglises autonomes peuvent être appelés patriarches, métropolites ou archevêques. Ces prélats président des synodes épiscopaux qui, dans chaque Eglise, constituent l'autorité canonique, doctrinale et administrative la plus élevée. Il existe, entre les différentes Eglises orthodoxes, une hiérarchie, déterminée en fonction de l'histoire plutôt que par leur force numérique actuelle.
Les " Eglises "
Les Eglises autocéphales, d'un point de vue juridique et spirituel, sont complètement indépendantes et choisissent leurs propres leaders. Elles ont souvent compétence sur d'autres Églises, dites autonomes, en cela qu'elles sont indépendantes concernant des affaires internes jusqu'à certain degré, mais dépendent, pour la plupart, d'une Eglise autocéphale.
Du fait de son rayonnement ou de son importance historique, par exemple, les canons du Concile de Nicée, une Église autocéphale peut porter le titre patriarcat, archevêché ou métropole ; elle est alors dirigée respectivement par un patriarche, un archevêque ou un métropolite. À la tête d'une Église autonome, exerce un archevêque.
Dans les Eglises orthodoxes, tous les évêques sont juridiquement et spirituellement égaux : un patriarche, un métropolite ou un archevêque n'ont pas plus d'autorité ni de droit juridictionnel particulier dans le territoire canonique d'un autre évêque par rapport à un évêque. Ils dirigent toutefois collégialement avec les évêques de leur secteur au titre de primus inter pares (" premier entre les égaux ") et représentent l'Église à l'extérieur.
Les résolutions engageant une église entière ne peuvent être prises que par la communauté des évêques lors d'un concile ou un synode. Dans son secteur, chaque évêque a la juridiction spirituelle totale.
L'Eglise orthodoxe se comprend comme l'Eglise chrétienne "des origines", dont toutes les autres Églises sont membres, y compris la catholique romaine. Une Église orthodoxe conçoit aussi tous les chrétiens résidant dans son territoire canonique comme sa patrie spirituelle. Elle voit donc avec plus ou moins de surprise les nombreuses confessions évangéliques, ouvrir sur son propre secteur des Églises parallèles. Cette surprise fonctionne aussi pour l'évangélisation catholique s'insérant en milieu orthodoxe.
Les Eglises orthodoxes, pour la plupart d'entre elles, sont membres du Conseil œcuménique des Églises, rejoint en 1961. Elles entretiennent aussi un dialogue œcuménique avec l'Église catholique et la Communion anglicane. Ils ne sont cependant pas prêts à accepter, même devant une décision votée à la majorité, à envisager des valeurs et pratiques non traditionnelles, (présidence d'une Pasteurine lors d'une célébration commune, hospitalité eucharistique, évolution de la langue liturgique, libéralisme théologique).

Sacrement
Les Eglises orthodoxes connaissent sept sacrements (bien que la notion des 7 sacrements est très tardive), plus exactement nommés mystères :
·   Le baptême,
·   La Chrismation (qui succède immédiatement au baptême),
·   L'eucharistie (donnée la première fois également directement après le baptême), les Saints Dons
·   La confession (réconciliation ou pardon),
·   L'ordination,
·   Le mariage
·   Le sacrement des malades - onction des malades (n'est pas réservé aux mourants)

Les 7 sacrements ont été repris par l'Eglise catholique, mais dans l'Église Orthodoxe, ils ne sont pas fixés dogmatiquement comme cela se produisit dans l'Eglise catholique à l'époque de la Réforme (XVIe siècle). Ainsi, la délimitation n'est pas claire entre sacrement et sacramentalité (p. ex. un enterrement ou un ondoiement).
Contrairement à la plupart des religions du monde, les Eglises orthodoxes ne célèbrent aucun rituel de transition de l'enfant à l'adulte ; mais beaucoup de traditions locales sont pratiquées par des jeunes et ressortent de ce type de célébration : en Grèce, par exemple, plonger dans un fleuve et en rapporter une croix le jour de la célébration du Baptême du Christ, le 6 janvier.
L'Orthodoxie est la continuité de l'église chrétienne primitive. Certaines Eglises se sont séparées d'elle en particulier en 431, en 451 et en 1054.

14/04/2009, 17h37